Pouvez-vous nous présenter votre ressourcerie et son histoire ?
La Ressourcerie Horizon existe depuis plus de 40 ans. Elle est installée au 20 rue Ampère depuis 2015. Notre mission est double : agir pour l’environnement en donnant une seconde vie aux objets du quotidien et accompagner des demandeurs d’emploi vers un emploi durable. Chaque année, plus de 1 000 tonnes d’objets sont collectées et 40 % sont réemployées. En permanence, environ 70 personnes travaillent au sein de la structure et bénéficient d’un accompagnement professionnel.
Comment la ressourcerie a-t-elle été créée ?
Elle a été fondée dans les années 1980 par l’association Horizon sous le nom Le Grenier, situé à Meaux sur l’avenue de la Victoire. À l’origine portée par des bénévoles, l’initiative s’est progressivement professionnalisée pour devenir un chantier d’insertion dédié à l’accompagnement vers l’emploi.
Quelles sont vos principales activités ?
Nos activités principales sont la collecte, le tri et la vente d’objets. Les dons proviennent principalement des habitants : deux tiers sont apportés directement par les particuliers, et un tiers est collecté lors d’opérations de débarras ou de collecte. Notre magasin accueille chaque année plus de 65 000 visiteurs.
Combien de personnes travaillent dans la ressourcerie et quel est son rôle social ?
L’équipe est composée de salariés permanents qui encadrent l’activité : encadrants techniques d’insertion, référentes socio-professionnelles, une référente formation et du personnel administratif. En parallèle, environ 70 salariés en insertion sont accompagnés chaque année, et plus de 120 personnes ont été employées en 2025.
L’impact social est très important : la ressourcerie crée des emplois locaux non délocalisables et aide des personnes éloignées de l’emploi à retrouver un parcours professionnel. Elle permet aussi aux habitants d’accéder à des objets, meubles ou vêtements à prix solidaires, tout en favorisant la mixité sociale. Enfin, elle joue un rôle pédagogique en sensibilisant le public au réemploi et à la consommation responsable.
Que représente la ressourcerie pour le territoire ?
Elle contribue au retour à l’emploi grâce à des partenariats avec des entreprises locales qui proposent des opportunités de recrutement ou des périodes d’immersion. Elle participe également à l’inclusion sociale, au développement de l’économie solidaire et au renforcement du lien social autour de valeurs écologiques.
Quels sont vos principaux défis aujourd’hui ?
L’un des grands défis est de compenser la baisse des aides publiques en développant l’activité et en recherchant du mécénat d’entreprise. Nous souhaitons aussi développer davantage la formation en situation de travail pour renforcer les compétences des salariés en insertion.
Comment imaginez-vous la ressourcerie dans cinq ans ?
Nous la voyons encore plus ancrée sur le territoire, avec des coopérations renforcées entre les acteurs de l’économie sociale et solidaire engagés dans la transition écologique. Nous envisageons également la création d’un pôle territorial de coopération économique afin de coordonner ces initiatives.
Quels projets souhaitez-vous développer ?
Notre priorité est de trouver de nouveaux soutiens financiers, notamment via des partenariats avec des entreprises, afin de sécuriser notre modèle économique. À plus long terme, nous aimerions aussi essaimer ce modèle de ressourcerie sur d’autres territoires.
Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Nous souhaitons une activité solide et pérenne, capable d’inspirer de nouvelles façons de consommer plus responsables. Et surtout, continuer à transformer des objets… mais aussi des vies, en encourageant chacun à agir pour un monde plus juste et plus durable.